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Le BONHEUR EST LE CHEMIN

 

Il y a six mois, j’ai partagé avec vous l’histoire qui m’est arrivée dans le sud de la France où je me suis évanoui à cause d’une triple hernie discale. Je vous ai décrit comment, selon le verdict des médecins, j’aurais immédiatement du subir une opération et qu’ensuite j’aurais été obligé de vivre pour toujours avec deux vis en titane dans le bas de ma colonne vertébrale.

Six mois ce sont depuis écoulés et je voudrais partager avec vous mes progrès. J’ai refusé de me faire opérer de même que de prendre le « cocktail guérissant » composé de fortes doses d’analgésiques et de stéroïdes destinés à calmer mes douleurs aigües. En fait, la douleur a un don extraordinaire : elle est capable de retenir sans compromis votre attention au moment présent et de faire en sorte que vos pensés cessent de voyager dans le passé ou de se projeter vers le futur. J’ai décidé de profiter de cet apaisement des mes pensés ainsi acquis et de choisir le chemin d’une rééducation et d’exercices assidus (45 à 60 minutes par jour), de méditation (et non médication) – au minimum 30 minutes par jour et de PROMENADES régulières (30 à 45 minutes par jour). C’est ainsi que j’ai finalement compris le véritable sens du mot promenade -

Promesse de ditation et de naissance de ton bonheur. :-)

Après huit mois de thérapie, mes douleurs se sont sensiblement estompées et de plus je me suis rendu compte que :

 

a) Mon corps est capable de produire, doser correctement et administrer au bon moment un mélange équilibré de substances neurochimiques ayant la capacité de renverser le cours d’une maladie et de guérir n’importe quel mal.

b) Mon corps dispose d’une capacité naturelle d’autoguérison.

c) Je suis capable d’influencer sciemment et de provoquer intentionnellement la production de substances chimiques saines dans mon corps par l’intermédiaire de la méditation.

 

« Que vous croyez que vous êtes capable, ou non, d’arriver à un but, vous avez de toute façon toujours RAISON. »

Ceci est possible grâce aux substances neurochimiques que votre corps sait produire pour les deux scénarios. :-)

« Notre corps est composé de 50 à 100 trillions de cellules agissant en harmonie mutuelle (leur fonctionnement est parfaitement coordonné en temps réel, sans la présence d’aucun canal de communication). Quand elles luttent contre une maladie, qu’elles créent une nouvelle vie, qu’elles digèrent les aliments, qu’elles excrètent, transforment l’oxygène en énergie, font de l’effort physique ou même réfléchissent, elles sont constamment en parfaite synchronie et elles effectuent toutes ces opérations en même temps. Comment pourrions-nous donc prendre juste quelques unes de ces cellules et en faire quelque chose sans pour autant influencer aussi les autres ?

Je suis parvenu à une analogie semblable en ce qui concerne la synchronisation parfaite de l’univers.:-) Un jour j’avais été forcé d’essayer de trouver la réponse à la question suivante : « Es-tu vraiment persuadé que tu peux dominer l’univers et y apporter des améliorations ? » Il est possible qu’à un moment donné je croyais que oui, mais ce moment appartient au passé. L’univers est parfait tel qu’il est et moi, en me sentant tout à fait heureux, je profite de toutes les merveilles autour de moi. Je l’apprécie de tout mon être et en toute sérénité.

Einstein a dit un jour : « C’est à vous de décider si vous vivez dans un monde qui vous soutient ou qui met des obstacles sur votre chemin.

Une fois votre décision prise, l’univers se comportera de manière appropriée. » Cette déclaration ne me surprend pas car le contenu de nos pensées et de nos émotions a un impact direct et immédiat sur notre biochimie. De plus il a été prouvé par des études scientifiques que notre esprit et notre mémoire existent au sein de chaque cellule de notre corps – et pas seulement dans notre cerveau.

Dès que j’ai commencé à vivre dans l’univers qui me sert de soutien, j’ai pu avoir de nouveau confiance - de même manière que jadis dans le ventre de ma mère. A ce moment-là je ne me souciais pas si mon nez allait pousser au bon endroit, si j’allais avoir des doigts, un cœur et tout le reste. Tout simplement, j’avais CONFIANCE. De nouveau confiant, je repars sur un chemin spirituel (s'il est possible d'utiliser le mot chemin, prenant en compte le fait que je ne fais qu’effectuer des recherches au fond de moi-même), au cours duquel je me suis rendu compte que jusqu’à présent j’ai passé toute ma vie dans l’effort de m’assurer le bonheur par l’intermédiaire de l’accumulation et de bénéfices sans être conscient du fait que le chemin vers le bonheur n'existe pas car le bonheur lui même est le cheminement. :-)

Si vous arrivez à changer de point de vue, les choses vont commencer elles aussi à changer. :-)

Je me suis rendu compte que j’étais capable d’aimer, mais d’une tout autre façon qu’auparavant : sans mettre de conditions et sans poursuivre mes propres intérêts. Voici l’équation proposée par Swami Parthasarathy :

 

AMOUR + INTERET PROPRE = LIEN

LIEN – INTERET PROPRE = AMOUR

 

« Un grand AMOUR commence par la capacité de laisser l’autre être lui-même sans l’obliger à s’adapter à notre image. Sinon nous n’aimons que le reflet de nous-mêmes que nous voyons en lui, » a dit Thomas Merton.

 

Je ne prendrai pas trop soin de cette plante,
car une trop grande vigilance pourrait
l’abîmer.

Que le sol se repose après
Un tel labourage,
attends qu’il se dessèche,
avant de l’arroser.

Laisse les feuilles se pencher
pour qu’elles trouvent leur position
et permet leur de trouver
leur place au soleil.

Une saine croissance est souvent freinée
par une trop grande attention,
par une tendresse trop insistante.

Nous devons apprendre à laisser vivre
ce que nous aimons le plus.

Tao Tö King

Je me suis aussi aperçu que « PLUS est une devise promue par notre EGO ». Grâce à cela je peux vivre heureux avec ce que j’ai. Je n’ai aucune revendication et je suis humble et reconnaissant de tout ce que j’obtiens. Et le plus important - RIEN de tout ce que font ou disent les autres n’a aucune influence sur mon propre bonheur. Maître de ma vie, j’ai décidé d’être heureux et peu m’importent les événements qui se déroulent dans ma vie. De plus je me suis rendu compte que je possède beaucoup plus que ce que je peux utiliser et que je peux partager. Plus je partage, plus grand est le bonheur que je ressens. :-)

Ces réflexions ont nécessairement entrainé d’autres questions : « Si je ne suis pas défini par mes actions ou par tout ce que j’ai accumulé (y compris mon corps, mes pensées, mon intelligence, mes connaissances et les biens matériels), qui Suis-je ? Quelle est ma mission ? Ces questions ne sont-elles pas les deux questions fondamentales que nous devrions nous poser ? Je suis confiant d'y trouver des réponses encore dans cette vie. :-)

 

 

Sanjiv Suri

suri,zatisigroup,cz