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TOUT LE MONDE PEUT DEVENIR LE BON ANGE

 

Depuis sa création, Zátiší Group soutient des projets des organisations à but non-lucratif. Cette année, Zátiší a ajouté à cette liste des ONG le projet « Bon Ange » qui vise à aider les familles avec les enfants où soit les enfants soit leurs parents souffrent de cancer. L'entrepreneur tchèque et le fondateur de l'organisation, Petr Sýkora, pose de questions à Sanjiv Suri quant à sa motivation à aider les autres et à ses choix de projets à soutenir.

 

Sanjiv, quand est-ce que tu as commencé à penser à aider les autres d'une manière systématique ? Pourquoi ?

J'ai été élevé ainsi et tant que je me souviens, mes parents donnaient toujours 10% de nos revenus familiaux aux « gens qui en avaient besoin plus que nous ». Je viens de l'Inde, d'une famille de la classe moyenne. Ma mère était directrice d'un collège et mon père travaillait comme fonctionnaire civil au quartier général de l'armée à Delhi. Je me souviens que leur revenu commun quand j'étais enfant faisait moins de 50 dollars ce qui correspondait en Inde des années 60 et 70 au revenu d'une famille de classe moyenne. Moi, j'ai repris cette tradition et je la maintien tout au long de ma vie productive et même quand j'ai ouvert mon premier café à Prague en mai 1991. Plus tard, j'ai eu la chance de pouvoir augmenter la somme à 20 % du profit et les dernières années nous remettons plus de 30% de nos profits à la philanthropie durable. Pour l'an 2015, nous avons l'intention de hausser cette somme à plus de 50% du profit de Zatisi Group et les utiliser pour la philanthropie durable. Le Bon Ange est justement l'un des projets qui entrent parfaitement dans le cadre de notre structure.
 

Tu te souviens quand est-ce que tu as entendu parler pour la première fois du Bon Ange ?

C'était en 2011 quand Andrej Kiska avait présenté ce concept à un groupe d'entrepreneurs à Prague.
 

Pour toi, était-il facile de prendre la décision de rejoindre Jan Černý, Petr Sýkora et quelques autres philanthropes et soutenir le projet Bon Ange avec la somme d'un million de couronnes par an ?

Je me souviens d'avoir même réfléchi à devenir l'un des fondateurs du Bon Ange en République tchèque – c'était surtout le concept de « chaque cent avec transparence » qui m'attirait. Le fait que chacun puisse voir exactement à quelle famille va son soutien et que les familles sachent d'où viennent les fonds qui les aident, cela est un concept unique qui n'existe chez aucune autre organisation à but non-lucratif. Cela a également un immense impacte social. Donc quand vous êtes venus avec cette idée il y a quelques mois, la décision était facile à prendre.

Tu ne peux évidemment pas aider tous ceux qui en ont besoin, comment tu décides alors qui vous - toi ou Zatiší - allez aider ?

La majorité de l'aide de Zatiší va en Afrique et en Asie, c'est tout simplement parce que chaque dollar dépensé y affecte beaucoup plus de personnes, plus d'enfants. Pour te donner un exemple : un million de couronnes – c'est-à-dire la somme correspondant à celle que l'on attribue au projet Bon Ange – suffit pour faire marcher entièrement une école de 80-100 enfants pendant toute une année, avec cette même somme on peut construire une nouvelle école en Éthiopie, au Kenya ou en République démocratique de Congo. Nous donnons la même somme au projet du développement durable à Ikerezi au Rwanda où les fermiers cultivent des pétunias et trois autres sortes de fleurs destinées à la parfumerie. Ce projet-là sera auto-suffisant en 2017 quand il fera gagner leur vie à plus de 1000 familles. Mais tu connais tout cela puisque tu as participé au projet Surya au nord de l'Inde.

Comment tes clients peuvent-ils te joindre dans ton soutien du Bon Ange ?

Il faut s'inscrire sur le site www.dobryandel.cz et puis effectuer un virement permanent mensuel sur son compte bancaire. C'est ainsi qu'on devient le Bon Ange et en plus, on peut voir exactement quelle famille on soutient et combien elle reçoit.

Sanjiv Suri

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