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Nous sommes là pour offrir notre soutien

 

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 En participant à des projets caritatifs et philanthropiques la société Zátiší Group distribue du bonheur partout dans le monde et récemment aussi en République tchèque

 

La société Zátiší Group s’est engagée à redonner chaque année jusqu'à 50% de son profit au bénéfice de projets caritatifs et philanthropiques et récemment aussi pour soutenir des entreprises sociales. Le champ d’action de la société est très vaste – de l’envoi de ressources financières jusqu’au modèle d’entreprises sociales au Rwanda en passant par la participation à des projets au Kongo ou au Cambodge ainsi que par l’aide aux enfants en Inde ou au Bhutan. En 2012 la société a décidé de consacrer aussi du temps et des ressources à la lutte contre la corruption en République tchèque.

 

 

Sanjiv, il est bien connu que la société Zátiší Group ne s’occupe pas seulement de gastronomie, mais qu’elle participe aussi activement à des activités caritatives. Quels projets soutenez-vous actuellement en République tchèque ?

Cette année nous devrions consacrer un montant de plus de 7 millions de couronnes à des projets philanthropiques. L’année dernière nous avions donné plus de 6 millions de couronnes à des œuvres de charité et en 2010 c’était plus de 5 millions de couronnes. La raison d’exister du Zátiší Group est de partager le bonheur sur tous les fronts – avec nos clients sous la forme de services « wow », avec nos employés, avec nos fournisseurs, avec nos partenaires et avec tous les gens qui n’ont pas autant de chance que nous dans la vie.

L’année dernière nous avions versé 0,5 million de couronnes à un centre pour l’enfance – Dětské krizové centrum – et nous les aidons de nouveau cette année à un niveau équivalent. En collaboration avec le directeur et fondateur de l’organisation humanitaire Člověk v tísni, Šimon Pánek, nous préparons une aide à l’aménagement de leur nouveau centre multifonction Langhans à Prague, qui est un centre de rencontre, de formation et d’inspiration. Notre participation sera de 0,5 million de couronnes. De plus cette année nous allons consacrer 0,5 million de couronnes à l’un des projets locaux actuellement en cours dans le cadre de Člověk v tísni.

 

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Cambodge, à l’un des 42 centres de santé avec sa fille Jacqueline.

 

 

Zátiší aide avant tout en dehors des frontières de la République tchèque. Où donc concrètement ?

 

Considérant que nous n’avons à notre disposition qu’un volume très limité de moyens financiers, nous utilisons le fait que la valeur factuelle d’une telle somme d’argent est multipliée de10 à 20 fois dans les pays en voie de développement. Nous sommes ainsi associés à toutes sortes d’activités de par le monde. Par l’intermédiaire de Člověk v tísni, nous avons aidé en 2012 à la mise en place d’une nouvelle école au Congo pour un montant de 750 000 couronnes. Déjà en 2011 nous avions construit au même endroit une école pour le même montant et en 2010 nous avions envoyé 1,4 million de couronnes (50% de cette somme avait été donné par les invités de la fête de mes 50 ans) pour un projet sanitaire au Cambodge qui permet chaque année à 42 centres de santé de sauver la vie à plus de 500 nouveaux nés. En 2010 et en compagnie de mes deux ainés, Virat (15 ans maintenant) et Jacqueline (13 ans actuellement), j’ai passé une semaine au Cambodge pour visiter ces centres de santé. Cet été en juillet, nous avons prévu de visiter plusieurs projets de construction d’écoles en Ethiopie. Depuis l’âge de 8 ans, Jacqueline cours régulièrement les dix kilomètres du Marathon pour les enfants avec les autres sponsors des écoles en Ethiopie. Cela fait déjà quatre ans qu’elle y participe et cette année en juillet, elle va passer du temps en Ethiopie où elle va aller à l’école, habiter, dormir, manger et vivre avec les enfants locaux. J’irai probablement ensuite avec Šimon Pánek en Afghanistan étudier le potentiel d’aide sur place.

 

 

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En Afghanistan avec l’Unicef avant l’inauguration de 33 km de canalisation d’eau potable.

 

En collaboration avec l’UNICEF, dont je suis membre du conseil d’administration depuis de nombreuses années, et sa directrice Pavla Gomba, j’ai visité nos projets communs au Rwanda. Dernièrement nous étudions la possibilité de lancer des projets au Sahel ou au sud du désert du Sahara où il existe un besoin crucial en moyens financiers. Nous compléterons alors nos activités actuelles du Rwanda, de Sierra Leone et du Bhutan. Cette année nous prévoyons de soutenir l’UNICEF avec au moins 2 millions de couronnes.

Au Rwanda vous avez participé à un projet atypique pour les fermiers locaux. En quoi cela consistait-il ?

En effet l’année dernière au Rwanda nous avons participé à un projet que je classerais dans la catégorie du développement social durable, avec un premier apport financier de 1 million de couronnes qui sera suivi encore cette année par 1 à 2 millions de couronnes. Le projet s’appelle « Ikerezi » et il doit devenir financièrement autosuffisant en 2016. Nous travaillons sur ce projet avec quatre autres membres de l’association Young Presidents’ Organization (YPO). Nous avons été associés à ce projet grâce à Dennis Overton d’Ecosse qui nous a préparé le plan commercial. Actuellement nous travaillons avec 50 fermiers locaux au Rwanda où le gouvernement local a décidé d’affecter 350 hectares de terres à ce projet. Nous avons assuré la formation nécessaire et nous avons fourni les semences. Nous aidons les fermiers à cultiver des pélargoniums et d’autres fleurs qu’ils livreront dans le monde entier, y compris à l’industrie du parfum en France.

A combien de personnes un tel réseau d’aide peut-il aider à donner du travail ?

Grâce aux contacts de l’YPO et compte tenu de la richesse de la terre au Rwanda et donc de la qualité des extraits obtenus, nous espérons pouvoir rapidement conclure un accord de prévente de l’ensemble de la production des trois à cinq prochaines années. Notre but est d’associer au projet de 300 à 500 agriculteurs qui travailleront avec nous et créeront d’ici à 2016 des emplois pour 1 500 personnes. Le nombre total de personnes dont la vie sera influencée par le projet pourrait d’ici à 2016 dépasser 10 000. En 2016, le projet Ikerezi pourrait atteindre un flux financier positif et être capable de soutenir sur ses fonds propres une croissance commerciale ultérieure. Dans une entreprise sociale, on ne facture pas d’intérêts et les investisseurs bienfaiteurs ne reçoivent pas de dividendes. De la même manière que dans une entreprise devant dégager du profit, elle est dirigée par une équipe expérimentée composée d’experts faisant usage de tous les outils dont disposent les entreprises commerciales classiques avec pour seule différence qu’elle les utilise à des fins sociales. Dès qu’un projet est financièrement autosuffisant, les investisseurs peuvent consacrer leur capital philanthropique dans d’autres projets sociaux de par le monde.

L’activité sera conduite par les experts locaux avec lesquels nous nous rencontrerons une fois par trimestre pour des réunions d’informations et d’administration, de la même façon que pour toute entreprise commerciale classique. Cette année en novembre, j’ai prévu de visiter pour une semaine le Rwanda avec ma femme Markéta, afin d’examiner dans quelle phase se trouve actuellement le projet.

Quels sont les autres pays et organisations que vous soutenez et quelles formes concrètes d’aide choisissez-vous ?

Nous collaborons aussi avec l’organisation World Vision India qui se focalise sur l’accès à l’éducation et à une alimentation de base pour les enfants très démunis. A travers eux nous allons cette année envoyer chaque mois près de 300 couronnes par enfant à plus de 100 enfants. En tout pour cette année nous participerons donc à hauteur d’environ 400 000 couronnes.

De même nous sommes associés à quatre autres œuvres de charité en Inde, y compris le réseau d’entreprises sociales qui assurent par exemple dans les écoles des déjeuners à l’alimentation équilibrée ou qui complète simplement les repas servis avec des aliments riches en protéines - par exemple des œufs. Ces organisations assurent aussi des formations professionnelles pour les femmes venant de pays de traditions socialement discriminantes. Elles fournissent aux femmes et aux enfants une littérature de base ou permettent l’accès à internet et à l’informatique et équipent des panneaux solaires pour produire l’électricité nécessaire au fonctionnement des écoles et similaires. Le montant total des biens fournis correspond seulement à 50 000 couronnes par mois, c’est à dire 600 000 couronnes par an, mais le niveau d’assistance qu’une telle aide financière signifie vraiment est gigantesque.

En République tchèque, vous essayez de participer à la lutte contre la corruption en partenariat avec Transparency International. Pourquoi vous-êtes-vous décidé à vous engager aussi dans ce domaine ?

Nous avons été la première entreprise sponsor du Club Transparency International avec un don de 100 000 couronnes pour la lutte contre la corruption en République tchèque. Et sur ce front nous nous préparons à faire encore plus parce que la République tchèque est actuellement à la 57e – 59e place dans la lutte contre la corruption sur un total de 180 pays dans le monde, alors que le Rwanda et le Bhutan sont dans le top 50. Les pays qui sont les mieux notés dans ce domaine sont la Nouvelle Zélande, la Norvège, la Finlande, la Suède et Singapour avec un revenu annuel moyen par habitant deux fois supérieur au nôtre. Notre but est de faire en sorte que la République tchèque se retrouve en 2020 dans le top 20. Nous sommes convaincus que si nous y arrivons, la République tchèque connaîtra une croissance cumulée annuelle de plus de 5 pour cent.